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Les coups de coeur

Publié le 29 octobre 2026

Les coups de coeur

L’ENVERS D’UNE PHOTO - Phil Casoar & Eszter Balazs / éditions de La Table Ronde

20 ans après, l’enquête complétée du livre Les Héros de Budapest, paru en 2006. L’histoire passionnante d’une photo de presse prise durant le soulèvement hongrois à Budapest en 1956. Un véritable feuilleton à rebondissements raconté dans la verve truculente de Phil Casoar.

ARCHIVES STUDIO - Jacques Brel (Panthéon-Universal)

La plupart des titres se trouvaient dans le luxueux coffret sorti en 2013. Un véritable rafraîchissement pour les amateurs de Brel comme moi qui se sont passés et repassés ses chansons jusqu’à l’hypnose. Les versions alternatives le sont vraiment. « Ne me quitte pas » en voix et percussions est un ovni ; les divers arrangements pour « Je ne sais pas » sont remarquables. Le disque met aussi en lumière des chansons passées sous les radars du succès, telles que « Il neige sur Liège », « Les coeurs tendres » ou « Les moutons ». Un seul bémol : il manque un livret explicite racontant en détails l’histoire de ces versions. On sent les grippe-sous de la major calculant au centime le bénéfice à tirer de l’objet. 

CINÉMA PERMANENT - Jean Felzine / Vietnam

Jean Felzine est un sacrément bon compositeur, doublé d’un parolier au franc parlé désarmant de franchise. Et ce, déjà quand il officiait au sein du groupe Mustang récemment séparé. Libéré de leur image rock, Jean Felzine laisse libre cours à ses inspirations. Le disque fait la part belle aux guitares dans une production épurée. Les mélodies entrent dans le crâne pour ne plus en sortir. Et Felzine est aussi un sacrement bon chanteur. J’arrête là les compliments, vous allez croire qu’il m’a payé.

L’HOMME À LA CAMÉRA - Dziga Vertov / artevod

Ce n’est pas du tout une nouveauté. L’homme à la caméra a été réalisé en 1929 au pays des Soviets. C’est un documentaire muet en roue libre, un montage de situations diverses, bourré de trouvailles et d’audaces. C’est la naissance du cinéma d’avant-garde. Ça devait être un film de propagande comme tout ce que produisait l’URSS en ces années-là, mais ça s’envole ailleurs. C’est quasiment dada !