Retour à la musique

Passion killer

Compositeur : Jacques Bastello
Parolier : Kent

Elle a révélé des poètes Elle a ouvert des horizons Elle tue des êtres, elle en émiette Les voilà clochards ou démons Beaucoup ont su s’en défaire Et revenir à l’avenir Tant d’autres hantent les cimetières Bagnards du souvenir Elle connaît ton nom La passion prison Elle nous étudie invisible Adossée à l’angle des cours Elle est une et indivisible Avec la folie et l’amour Faibles d’esprit et forts en thèmes Elle les élude Sans se poser de problème D’un coup de hache aux certitudes Toi, le grand qui donne des leçons Et qui préside en bout de table Cartésien carré du menton Elle va te mettre minable Toi, la doublure de la vertu Épouse de la sagesse Attends qu’elle s’approche de ton cul Attends qu’elle te caresse Elle a ton adresse La passion détresse Elle se moque des beaux discours Elle se rit des a priori Les résolutions au grand jour Elle les massacre à pleine nuit Tapie dans l’ombre du hasard Elle se réjouit Il lui suffit d’un regard Et tout est dit Alors adieu la résistance Place aux sentiments débridés Dans le vertige et l’indécence De pensées désaxées Plus on est mal plus on est bien L’extase est sœur de la morphine Ça va tant qu’on se tient la main Mais si le soupçon se dessine Fuis quand elle t’appelle La passion mortelle Si tu l’entends, c’est trop tard Si tu l’écoutes, c’est fini Elle modifie ta trajectoire Elle prend le contrôle de ta vie La jalousie te broie le cœur Et tout devient obscur La raison hurle de douleur Dans la salle des tortures Les voix se remplissent de poison Les paroles volent en éclats Et ce tortionnaire furibond Est-ce que c’est moi ? Ou est-ce que c’est toi ? La passion joue les pyromanes En simulant l’inadmissible Elle va scander dans ton crâne Qu’il n’y a qu’une issue possible Celle de la solution finale Celle où l’amour est ravagé Une corde, un couteau, une balle L’un ou les deux vont y passer Y’a plus de mots, y’a que des cris Deux animaux dans une arène S’égorgent pour un paradis Perdu dans les brumes de la haine Et dans le silence qui va suivre Un triste fait divers Celui qui va survivre Sera bon pour l’enfer À quelle heure s’en vont les fantômes ? À quelle heure la résurrection ? Que ce visage entre tes paumes Retrouve un semblant d’expression Mais rien ne bouge dans le décor Aucun courant d’air n’élucide Qui a eu tort et qui est mort Le mystère de la chambre vide Elle est dans nos cœurs La passion killer