Oublier
C’était un soir en ville, les garçons parlaient fort Par-dessus la musique les filles riaient d’un rien Les mots toujours les mêmes S’acharnaient à leur sort Et semblaient des taureaux Que l’on tuerait demain La chaleur de la nuit appelait des orgasmes Des échanges de fluides, un tourbillon de corps On cravachait les faunes, on traquait les fantasmes Et le temps paraissait une nuit sans aurores Oublier, oublier Oublier l’avenir Oublier Oublier que la nuit Finira par finir J’avais suivi la foule au fond d’un souterrain Où j’essayais très fort de me sentir heureux En invitant à boire quelques démons malsains Et des sirènes de joie pour entrer dans leur jeu Dans une chambre à l’hôtel de la solitude M’attendait sans doute un peu de clairvoyance Que je trompais déjà au bras d’une hébétude En agitant mon corps sur la piste de danse Oublier, oublier Oublier l’avenir Oublier Oublier que la nuit Finira par finir Refrain


