Mois de Mai
Des week-ends à n’en plus finir Des dimanches longs à mourir Sans soleil, ni oseille Juste un trottoir pour les loisirs Juste des disques et des désirs Qu’on monnaie, qu’on monnaie Qu’on monnaie Il était toujours dans la mouise Préférait l’garage à l’église À Prévert ou Baudelaire Il rêvait d’autos et d’amplis De batteries et de rallyes Les nuits dans son sommeil Et les uns se marient Les autres s’enfuient Mais pas lui, pas lui Chacun a sa vie Qui lui réussit Mais pas lui, pas lui C’était au mois de mai C’était au mois de mai C’était au mois de mai Mois de mai Il voulait plus de son garage Qui lui donnait plus que son âge Ce jour-là, sans soleil Il voulait juste que je l’emmène Homme à tout faire derrière la scène Du manège, du manège Je n’avais pas de place J’étais dans la poisse En ce temps-là, ce temps-là Je promis un futur De meilleur augure Pour plus tard, plus tard C’était au mois de mai C’était au mois de mai C’était au mois de mai Mois de mai Rarement heureux, toujours malade Toujours avec des filles trop fades Sans soleil au réveil Se disait-il quand je passais Dans sa télé sans l’faire exprès « Quel fumier … Quel fumier ! Quel bordel ! » Il a fallu, il a fallu Il m’a fallu, il m’a fallu son accident Pour que je m’en souvienne Je m’en souvienne Et là j’ai vu, j’ai vu Que je pourrais l’aider maintenant Quelle déveine quelle déveine L’a jamais eu de veine Non, l’a jamais eu de veine L’a jamais eu de veine Ho non, non, non S’éteindre au mois de mai





