Retour à la musique

Le voyageur

Compositeur : Kent Cokenstock
Parolier : Kent Cokenstock

Le voyageur se fait la malle En prononçant des noms de villes Chibougamau Guadalcanal Et le voilà qui se défile Même les endroits les plus tristes Trouvent grâce à son idéal Aucun ciment ne lui résiste Il a l’avion sentimental Laissez parler le voyageur Qui n’a jamais quitté sa ville Laissez partir le doux rêveur Dans son tour du monde immobile Il aime les gens qu’il rencontre Le temps qu’il leur vole un visage Même un salaud il n’a rien contre Faut de tout dans un paysage Il ne reste après son passage Que le souvenir d’un prénom Qui descend d’étage en étage Dans la mémoire en construction Laissez passer le voyageur Qui s’est arraché de sa ville Il n’est là que pour quelques heures Laissez passer l’âme indocile Il aimerait pouvoir aimer Plus longtemps qu’une nuit ou deux Mais l’art de la mobilité C’est avant tout défaire les nœuds Il ignore quand il sera vieux Dès qu’il pense au futur lointain Ça dure quelques secondes au mieux Avant qu’il ne songe à Pékin Laissez s’enfuir le voyageur Vers le mirage d’une autre ville Laissez-le jouer l’arrache-cœur Un méridien au bout des cils Quand surviendra sa dernière heure Quand il aura vu toutes les îles Il s’en ira sourire au cœur Comme lorsqu’il a quitté sa ville Au calme des Étangs