Cosimo Liparti
Etait-ce bien la peine de traquer l'aventure
Dans les sables d'Afrique
Par l'envie d'un oubli détraquant la lecture
D'un destin inique
Il arrive des fois à cause d'une idiote
Ou d'un coup de gueule tragique
Que l'on vende son âme à l'étrangère légion
Plutôt qu'aux soins psychiatriques
Quelle vie qu'il dit
Ailleurs ou près d'ici
Y'a pas de place pour les repentis
Faut faire gaffe aux coups de fusils
Quelle vie qu'il dit
Là-haut du Paradis
Il a vue sur nos tragédies
Et il en rit
Cosimo Liparti
Il arrive qu'après des années de désert
Bruni par le soleil
On ait purgé sa peine on ait purgé sa chair
Qu'on soit plus jamais pareil
À côtoyer les souks et les beautés berbères
S'éveille une sagesse
Qui pousse à fuir les hommes et leur putain de guerre
Et plus faire de pataquès
Quelle vie qu'il dit
Ailleurs ou près d'ici
Y'a pas de place pour les repentis
Faut faire gaffe aux coups de fusil
Quelle vie qu'il dit
Là-haut du Paradis
Il a vue sur nos comédies
Et il en rit
Cosimo Liparti
Mais même au fond d'un trou entouré de plus rien
Surgit toujours le malaise
Ça peut être la police un vieux copain gangster
Ou un grand con balaise
Un inconnu charnu à l'haleine chargée
À la chasse aux lapins
Pas charmant pour un rond déchargeant ses cartouches
Sur un homme de bien
Quelle vie qu'il dit
Ailleurs ou près d'ici
Y'a pas de place pour les repentis
Faut faire gaffe aux coups de fusil
Quelle vie qu'il dit
Là-haut du Paradis
Il a vue sur nos stratégies
Et il en rit
Cosimo Liparti.



