Kent en scène - Edition 2024 Musique de l'artiste Kent,




Kent en scène - Edition 2024

2024

Kent
Kent

Kent en scène - Edition 2024

Enregistré les 14 et 15 Octobre 1994 à la Cigale à Paris, où je chantais trois soirs d'affilée, KENT EN SCÈNE est le point culminant de quatre années de tournée intenses, jalonnées d'albums au succès grandissant. Sur les planches j'étais accompagné par des complices hors pair, une équipe soudée par des milliers de kilomètres et autant d'heures passées ensemble à jouer, jouer, jouer partout où l'on voulait de moi. Nous jonglions avec mon répertoire comme un barman à cocktails avec son shaker. Un public fidèle me suivait, à l'enthousiasme contagieux, pas mal de mes chansons passaient sur les radios et à la télé, il fallait immortaliser ce moment de grâce.
La présente réédition est l'occasion rêvée de mettre en lumière les titres écartés que j'avais autant de plaisir à chanter que les autres. Et de raviver la bande-son du plus populaire de mes albums.

L'album vinyle ne comporte que 3 inédits pour une question de coût. Il aurait fallu qu'il ait 6 faces pour contenir tous les titres du double CD.

Le double CD et le double vinyle sont disponibles à la rubrique Shop du site, suivre ce lien

Chaine officielle Kent youtube

Dans le livret de la version originale de KENT EN SCÈNE, je racontais une anecdote par chanson. L'édition 2024 de l'album étant dépourvue du moindre feuillet, je vous les livre par cette voie.

AU REVOIR, ADIEU
Une musique de Jacques Bastello qui m'a inspiré des mots discrètement allusifs au virus assassin le plus cynique qu'on ait connu. Je ne voulais ni de la colère ni des larmes pour en parler mais dire que ses otages désirent vivre plus que tout. Cette chanson est dédiée à Cleews et à Didier.

ON FAIT C'QU'ON PEUT
Je venais de déménager à Paris. J'habitais dans un minuscule appartement sans toilettes ni salle de bain. Le matin il fallait pousser la vaisselle de l'évier pour faire ses ablutions. À la même époque un ami alignait des chiffres à longueur de journées dans des livres de comptes et courait en fac de philo aux cours du soir pour se nourrir l'esprit qu'il avait affamé. Je redécouvrais la bohème, il ne dormait pas beaucoup mais des femmes nous aimaient.

UN PEU DE PRÉVERT
Au départ c'est une chanson destinée à Enzo. La version originale était une ballade, j'en ai fait une valse pour la glisser dans mon répertoire. La référence à Prévert m'est venue en regardant les toits de Paris de ma fenêtre, un jour de pluie. C'était déjà du Prévert.

JE SUIS UN KILOMETRE
Un jour je me promenais dans les Carpathes en compagnie d'un petit Roumain qui voulait que je lui apprenne le français. Je lui ai donné des mots, lui ai montré comment faire des phrases:
_ La forêt est verte, commença-t-il!
_ Bien, répondis-je.
_ La maison est... petite.
_ Oui! très bien. Et encore?
_ Je suis un garçon!
_ Excellent!
Etc... et puis soudain:
_ Je suis un kilomètre!
Extraordinaire. Le soir-même, à l'hôtel, j'écrivais la chanson. Les mots poussaient la musique et vice versa. Merci, petit Roumain.

QUAND ON PENSE À JAVA
Une petite bande de jeunes, copains et copines s'apprêtent à rentrer dans la vie active: "En tous cas, si on ne se fait pas au monde à la con qui nous attend, on part monter un restaurant français à Java." Les mêmes quelques années plus tard... Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existés serait parfaitement fortuite voire emmerdante dans certains cas.

PETIT RIEN DU TOUT
Vieille chanson de Jacques Bastello. Son texte original s'intitulait déjà "Petit rien" mais j'entendais d'autres mots, le coup de cafard d'une femme, la tendresse d'un homme. Lors de mes trois derniers concerts parisiens j'ai voulu l'interpréter accompagnée par un pianiste. Ce soir-là c'est Peter Kingsbery qui s'est prêté au jeu. La veille ce fut Romain Didier et le lendemain Charlélie Couture. Big merci à vous trois!

JE REVIENS
Le texte existait déjà lorsqu'Arnaud Méthivier vint un jour chez moi avec son "pressoir à sanglots" pour me faire entendre quelques musiques de sa composition. Mon texte qu'il ignorait épousait à deux syllabes près une de ses mélodies. Ce qui, pour une chanson qui raconte une rupture, est plutôt cocasse. Ha, la musique !

ALLONS Z'À LA CAMPAGNE
Arnaud - encore lui! - débarque tout excité à la maison avec son inséparable accordéon: "Écoute ça! je l'ai composé ce matin." Il me joue un air joyeux. Aussitôt des images fraîches et naïves de campagne me viennent à l'esprit. Je me pose une demi seconde la question du "est-ce bien raisonnable pour un auteur dit respectable?" et basta! Je dois reconnaître que la chanson est en décalage avec l'état d'esprit en vogue. Et alors?

L'IDOLE EXEMPLAIRE
L'envie et le besoin de raconter le pourquoi du comment j'en suis arrivé là. La poursuite irraisonnée d'une vie rêveuse semée d'embûches que la passion se doit d'ignorer. Faire le chanteur pour être une idole est un jeu grotesque. Par contre être un chanteur qui n'en fait qu'à sa tête reste une chance inouïe.

JUSTE QUELQU'UN DE BIEN
Je crois que je me destinais cette chanson mais quand Enzo Enzo l'a entendue et désirée, j'en fus ravi. Elle se l'est appropriée et a réalisé une véritable création d'interprète. Cette chanson est sienne désormais au point qu'elle m'a filé l'envie d'en faire une "reprise". Enzo était dans le coin lors du concert, alors... D'un point de vue strictement technique, cette version a ses faiblesses mais elle en charme plus d'un. Ne nous privons pas de donner du plaisir.

J'AIME UN PAYS
Un coup de gueule comme il m'arrive d'en avoir. Les coups de gueule de ce genre posent toujours des problèmes d'opportunité et de mauvaise vieillesse. La franchise exige parfois de passer outre ces considérations. De plus quand la musique est bonne...

TOUS LES MOMES
Je venais de trouver une mélodie et j'avais besoin de mots pour la fixer. J'ai pris une phrase de paroles abandonnées, destinées au départ à Hervé Paul. La suite des rimes fut un jeu d'enfant. Une chanson que je dédie à ce futur qui braille et qui fait dans ses couches et qu'on espère meilleur que nous.

DEVANT LE NÉANT
J'étais perdu dans les montagnes suisses. Il faisait soleil et silence. Je marchais dans une forêt sans retrouver ma route mais j'étais bien. Tout-à-coup m'est apparu un ruban d'asphalte entre les branches des sapins et la chanson est survenue.

À NOS AMOURS
Une folle envie d'écrire quelque chose de simple et convivial, un air à lever son verre et se prendre par le bras pour bouter nos emmerdes et refiler des vitamines à des espoirs souffreteux.

QUEL EST TON NOM ?
Composé au piano en posant les doigts au hasard des touches - je ne sais pas en jouer. Les harmonies de ce morceau ont toujours épaté les pianistes, comme quoi! Les paroles sont un hommage au "singe en hiver" de Blondin et de Verneuil. C'est le premier texte aussi dont l'écriture m'a échappé. Les mots s'alignaient sans que j'en ai la responsabilité. Claire Nebout est la marraine de la chanson, elle se devait d'en baptiser la version cigalesque.

D'UN AUTRE OCCIDENT
Au retour d'un voyage en Indonésie, dans l'avion, la tête collée au hublot et l'âme vagabonde. J'allais retrouver la trépidation de mes activités musicales après plusieurs semaines passées sous d'autres tropiques au tempo de la langueur javanaise. Je me demandais s'il était raisonnable de rentrer en imaginant une ligne de fuite.

RESTE ENCORE
Une chanson d'amour comme il y en a tant eu et comme il y en aura toujours. Ma première collaboration avec Jacques Bastello. Je ne sais plus qui le premier a apporté le texte ou la musique. « Reste encore » ouvrait la voie à une longue et fructueuse complicité doublée d'une belle amitié.

DANS LES NUAGES
J'avais gardé en tête cette remarque d'un instituteur, lors d'une leçon de géographie: si l'on observait bien un bateau voguer vers le large, on pouvait le voir basculer derrière l'horizon. Une preuve que la Terre était bien ronde. C'était tout autant merveilleux que la terre plate avec son bout du monde en chute libre dans le vide. Mélangez les deux, rajoutez une bonne dose de mélancolie et regardez apparaitre une chanson à l'horizon.

MONTÉE BONAFOUS
Comme pour « Je reviens » écrite aussi avec Arnaud Méthivier, cette chanson est la juxtaposition pile-poil d'un texte et d'une musique qui ne se connaissaient pas. Le hasard est un bon entremetteur. Pour le reste, la chanson est suffisamment explicite, pas besoin d'épiloguer.

RÉSURRECTION
Après Starshooter, j'ai connu quelques années d'errance musicale qui m'ont bien miné. Je me cherchais, on m'oubliait, un mur d'incompréhension s'érigeait entre mes aspirations et le monde musical que je fréquentais. J'ai quitté Lyon pour Paris, histoire de changer la donne. J'ai connu un nouveau départ, je me suis senti revivre. Tout pouvait m'arriver.

LA TERRE TOURNE
Parmi mes nouvelles amitiés à Paris, il y avait Hervé Paul que j'avais connu à Lyon avec son groupe Flooflash. Je lui ai écrit des textes pour ses nouvelles compositions d'artiste solo. Ses musiques me plaisaient, il est arrivé que je lui en vole pour mes propres disques. C'est le cas de celle-ci.
Si vous m'entendez chanter « une guitare qui explose », c'est parce que ma sangle s'était détachée soudainement durant la chanson.

LES ANNÉES PIRES
Dire qu'à l'époque, le propos de cette chanson semblait un mauvais rêve.

MIEUX À FAIRE
J'ai toujours eu un attrait pour les chansons-fleuves. Elles nous sortent des sentiers battus. Quand je sens qu'un texte s'y prête, je me laisse volontiers déborder par les mots. Il arrive aussi que deux textes se marient au point de n'en faire qu'un. Ce fut le cas cette fois-là. Sur un sujet qui me turlupine toujours et encore: l'inconséquence humaine.

CD 1
AU REVOIR, ADIEU
ON FAIT C'QU'ON PEUT
PATER NOSTER
UN PEU DE PRÉVERT
JE SUIS UN KILOMÈTRE
QUAND ON PENSE À JAVA
PETIT RIEN DU TOUT
JE REVIENS
ALLONS Z'À LA CAMPAGNE
« La musique de mon enfance »
L'IDOLE EXEMPLAIRE
JUSTE QUELQU'UN DE BIEN
« L'auteur de chansons »
J'AIME UN PAYS
TOUS LES MÔMES
DEVANT LE NÉANT
À NOS AMOURS
QUEL EST TON NOM ?
CD 2
D'UN AUTRE OCCIDENT
RESTE ENCORE
DANS LES NUAGES
« Présentation du chapeau »
MONTÉE BONAFOUS
RÉSURRECTION
LA TERRE TOURNE
LES ANNÉES PIRES
MIEUX À FAIRE

Vinyle 33 tours
Face A

AU REVOIR, ADIEU
ON FAIT C'QU'ON PEUT
PATER NOSTER
UN PEU DE PRÉVERT
JE SUIS UN KILOMÈTRE
QUAND ON PENSE À JAVA
Face B
PETIT RIEN DU TOUT
JE REVIENS
ALLONS Z'À LA CAMPAGNE
« La musique de mon enfance »
L'IDOLE EXEMPLAIRE
JUSTE QUELQU'UN DE BIEN
Face C
« L'auteur de chansons »
J'AIME UN PAYS
TOUS LES MÔMES
DEVANT LE NÉANT
À NOS AMOURS
face D
LES ANNÉES PIRES
RÉSURRECTION
MIEUX À FAIRE
QUEL EST TON NOM ?





Crédits

Enregistré à La Cigale, les 14 et 15 octobre 1994

Les Hommes de Derrière :
Jacques Bastello : voix, guitares, yukulele, Luis Mariano
Arnaud Méthivier : voix, accordéon, bandonéon, flûte à bec, Salvatore Adamo
Jean-Marie Gerintes : voix, batterie, percussions, bruits divers, vibraphone, Claude Nougaro
Pierre Mortarell i: voix, contrebasse, mélodica, Bobby Solo

Prise de son: Henri Adnot & Laurent Lozahic

Enregistrement: Le Voyageur à la Cigale (Paris)
Mixage: Erwin Autrique aux studios ICP (Bruxelles)

Photo : Sylvie Donikian
Conception graphique : Julie Lecoeur

Merci à Julien Doyen, Vince, Fonfon, Pif, Christian Lacrampe, Pascal Jourdan, Programe et Azimuth

Supervision de la réédition : Julien Heissler
Mastering des inédits : Jérémy Bénarroch

" La fourmi ayant bossé tout l'été et tous les autres étés
Sans se soucier de la cigale qui n'avait rien à croûter
Se trouva fort dépourvue quand la récession fut venue
Adieux veaux d'or, vaches grasses, cochons chromés
Adieu vertus côtées en bourse
Adieu la peau de l'ours
La fourmilière a mis la clé sous la porte
Le dur labeur est devenu une langue morte
La liberté, de l'argot oublié
Un langage fleuri dont ne perdurent "

Durée : 03:35
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Jacques Bastello


Moi qui voulais de l'aventure
Qui m'ennuyais à tout prix
Aujourd'hui j'peux dire que j'suis servi
Par ta lettre de rupture

J't'ai souvent dit des injures
Tu m'en as fait voir aussi
Il faut faire avec comme on dit
N'empêche que là c'est un peu dur

Il faut se dire adieu
Se dire au revoir
Ça dépend des dieux
Au revoir adieu

J'suis pas certain d'être mûr
Pour apprécier l'raccourci
Que tu m'fais prendre entre nous soit dit
J'aurais préféré l'usure

C'est la première fois je le jure
Qu'être positif ça me nuit
Mais si c'est Élisa qui le dit
J'me perds pas en conjectures

Il faut se dire adieu
Se dire au revoir
Ça dépend des dieux
Au revoir adieu

Il y a une chose qui est sûre
J'y reconnais mes amis
Ceux qui s'indignent ceux qui s'enfuient
Ceux qui se signent et murmurent

Mais avec le noyau dur
Ceux qui restent à mon sursis
Je vais te bouffer ô ma vie
J'boufferais même tes épluchures

Il faut se dire adieu
Se dire au revoir
Ça dépend des dieux
Au revoir adieu

Editions Thoobett/Warner Chappell
Durée : 03:10
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Kent Cokenstock/Jacques Bastello


Levé matin la salle de bain
Tient dans l'évier tient dans la main
P'tit déjeuner y'a plus de pain
Café debout pour s'mettre en train
Dans les frimas presser le pas
Dans l'autobus se mettre en tas
C'est pas Tokyo ni Calcutta
On fait c'qu'on peut avec c'qu'on a

Bonjour collègue "Ça va la forme ?"
Moi ça va mais faudrait que j'dorme
Sur le bureau des dossiers énormes
À classifier selon les normes
Les heures s'alignent sans éclats
Entre des chiffres et des caouas
C'est pas l'goulag c'est pas Zola
On fait c'qu'on peut avec c'qu'on a

C'est l'heure d'la pause tickets resto
Chez le chinois ou chez Mario
Excusez-moi les gars mais j'suis pas du lot
J'ai un rencard dans un bistrot
J'ai rendez-vous avec une fleur
Qui m'a rencontré par erreur
C'est pas Binoche ni Bassinger
On fait c'qu'on peut avec son cœur

Elle est pour moi tout un programme
Un océan de vagues à l'âme
Je l'aime trop je l'aime au drame
Tant pis si j'y laisse quelques larmes
Elle vit chez elle je vis chez moi
Mais quand on s'ra sous l'même toit
Ça s'ra pas l'Ritz ni le Plaza
On f'ra c'qu'on peut avec c'qu'on a

Mais faut y aller quand faut y aller
Quatre heures encore restent à tirer
Avant d'courir en faculté
Aux cours du soir pour y arriver
Combler l'retard d'un mauvais choix
Cesser de s'en mordre les doigts
J'suis pas Einstein ni l'Grand Lama
On fait c'qu'on peut avec c'qu'on a

Rentrer bercail déjà la nuit
La solitude drague l'ennui
Le frigo manque d'appétit
J'mets la télé en signe de vie
Les chaînes s'enchaînent sans choix
Des variétés qui n'varient pas
Et puis parfois Wenders ou Tarkovski

On fait c'qu'on peut avec c'qu'on vit
On fait c'qu'on peut avec c'qu'on vit

Editions Thoobett/Warner Chappell
Durée : 00:25
Paroles : Jacques Prévert

Durée : 03:55
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : J.P. Bucolo/G. Augier


Tu vois le froid dehors
La pluie qui s'énerve
Les autos qui se dévorent
Pour un accord de rouge et de vert
Tu vois c'est là que j'habite
Été comme hiver
Y'a des jours qui mettent en fuite
Et des jours qui font du Prévert

Un peu de Prévert
Dans ma rue mon univers
Un peu de Prévert
Dans mon sang dans ma chair
Un peu de Prévert
Sur nos cœurs endoloris
Un peu de Prévert
Aux enfants d'ici
Et du paradis

Tu vois ces gens qui rongent
Leurs peaux de chagrin
Changent les songes en mensonges
En se disant que tout ira bien
Tu vois ce sont mes rencontres
Mais je suis sévère
Y'a des gens qui font des comptes
Et des gens qui font du Prévert

Un peu de Prévert
Dans ma rue mon univers
Un peu de Prévert
Dans mon sang dans ma chair
Un peu de Prévert
Sur nos cœurs endoloris
Un peu de Prévert
Aux enfants d'ici
Et du paradis

Editions Thoobett/Warner Chappell
Durée : 03:30
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Kent Cokenstock/Jacques Bastello


Je suis un kilomètre et je suis un quartier
Autour de mon nombril
Oriental de Belleville
Cuir doré du Sentier
Cadavre exquis au Père-Lachaise
Remords vivant en Gare de Lyon
Saint-Martin champion d'aviron
Saint-Denis marchandeur de baise

Je suis dix kilomètres et je quitte la ville
Sur son périphérique
En bretelles concentriques
Arène automobile
Banlieues grisâtres au sang mêlé
Petits pavillons à lucarnes
Maisons repues en bord de Marne
Aéroport dans la foulée

Je suis cent kilomètres et je suis la province
Verte sous la carlingue
Indifférente au zinc
Souligné d'un trait mince
Paysage encore épargné
Où l'industrie fait ses besoins
Entre des prés et des sapins
Et voit l'avenir en fumée

Je suis mille kilomètres et je suis étranger
À ce que je traverse
Un objet de commerce
En devises ciblées
Je n'entends plus de gens qui causent
J'entends des sons qui s'harmonisent
J'entends des rumeurs imprécises
Je tends à m'éloigner des choses

Editions Thoobett/Warner Chappell
Durée : 05:21
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Kent Cokenstock


On n's'était pas revu depuis bientôt des lustres
En s'tombant dans les bras on s'est traité de rustres
Y'avait Marc et Philus Anita et mézigue
Nous étions devenus quatre sources d'intrigues
10 ans auparavant on pariait à tout va
D'ouvrir un resto français sur l'île de Java
Mais de petits écarts en virages du vécu
On a suivi nos vies on s'est perdu de vue

Marc est un homme d'affaires de multinationale
Un pied dans les finances l'autre aux municipales
Il porte la cravate comme on porte un flambeau
Et son attaché-case est un vrai char d'assaut
Il a côté privé une femme et deux gosses
Et aussi une maîtresse qui croit à son divorce
Derrière les apparences il nous joue l'insoumis
Sur un air de jouvence le voilà qui nous dit

Je suis resté le même malgré les apparats
Je suis toujours le même quand je pense à Java
Il est resté le même on n'dirait pas comme ça
Il est toujours le même quand il pense à Java

Philus a le nez rouge et le cheveu filasse
C'est la faute à pas de chance avec une pétasse
Il était bien parti pourtant dans la charpente
Il montait sur les toits avant la mauvaise pente
Les fruits de son labeur par les fruits du caleçon
Furent dilapidés entre deux bas Nylon
Qui se carapatèrent un jour au saut du lit
Sur un air de whisky le voilà qui nous dit

Je suis resté le même malgré tous mes déboires
Je suis toujours le même quand je pense à Javoire
Il est resté le même on n'dirait pas comme ça
Il est toujours le même quand il pense à Java

Anita était belle et elle est toujours belle
Elle a fait un bébé toute seule et roule en Coccinelle
Elle aime bien la peinture et enseigne l'anglais
Elle n'a pas la télé et aime lire Jaccottet
Elle a des aventures de plus en plus éparses
Les hommes c'est bien connu ça préfère les garces
Elle aime sa solitude et jamais ne s'ennuie
Sur un air de silence la voilà qui nous dit

Je suis restée la même même si je vis toute seule
Je suis toujours la même quand je pense à Javeule
Elle est restée la même on n'dirait pas comme ça
Elle est toujours la même quand elle pense à Java

Quant à moi je peux voir briller dans leurs regards
Reconnaissance et jalousie à mon égard
Ma position met fin au pari de Java
Car je suis le premier à fouler le nirvana
Sans pour autant envier mon banal triste sort
Ils voient bien que la mort rend plus beau et plus fort
Alors du fond de ma bière qui n'est pas un demi
Sur un air d'enterrement me voilà qui leur dit

Je suis resté le même malgré la Grande Faucheuse
Je suis toujours le même quand je pense à Javeuse
Il est resté le même on n'dirait pas comme ça
Il est toujours le même quand il pense à Java

On est restés les mêmes on n'dirait pas comme ça
On est toujours les mêmes quand on pense à Java

Editions Thoobett/Warner Chappell
Durée : 03:07
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Jacques Bastello


Sur mon épaule en berceau vivant
Des sanglots brûlent en trébuchant
Un chagrin décolle au firmament
De pensées en tourment
Tu n'oses pas relever la tête
Tu te sens inutile obsolète
Un être de plus et c'est tout
Un petit rien du tout

Tout doux
Non tu n'es pas rien du tout
Pour moi tu es tout
Même si les autres te poussent à bout

Les autres sont des algues vulgaires
Qui s'étalent et volent à la mer
Et aux sirènes toute la lumière
Les ombres les enserrent
La vie alors sombre dans la nuit
Une nuit sans matin défini
Qui fait croire que tu n'es après tout
Qu'un petit rien du tout

Tout doux
Non tu n'es pas rien du tout
Pour moi tu es tout
Même si les autres te poussent à bout
Tout doux
Non tu n'es pas rien du tout
Pour moi tu es tout
Même si la vie nous pousse à bout

Et quand c'est moi qui perds l'équilibre
Et quand ta voix traverse mes fibres
Pour me dire au creux de mon cou
Tu n'es pas rien du tout
Tu n'es pas rien du tout
Tu n'es pas rien du tout
Tu n'es pas rien du tout

Editions Thoobett/Warner Chappell
Durée : 04:40
Paroles : Kent
Musique : Arnaud Méthivier


Thoobett
Durée : 03:12
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Arnaud Méthivier


C'est le week-end
Finie la semaine
Allons z'à la campagne
Pour nous refaire
Une santé
Rien d'tel que la campagne
J'prends la glacière
Le pack de bières
Et un bon pain de campagne
Les pataugas
Les chapeaux d'paille
Et battons la campagne

Allons z'à la campagne
Et oublions Paris
Cherchons à la campagne
Le vrai sens de la vie

On a trouvé
Un joli pré
Près de la nationale
Juste à côté
Des voies ferrées
Mais loin de la centrale
Dans un p'tit bois
Après manger
On part faire une balade
Et quand bien même
On est à pied
J'te fais le coup d'la panne

Allons z'à la campagne
Et oublions Paris
Cherchons à la campagne
Le vrai sens de la vie

Allons z'à la campagne
Et oublions Paris
Cherchons à la campagne
Le vrai sens de la vie

Dans quelque temps
Dès qu'on pourra
Quand notre plan-épargne
Sera fini
On se paiera
Une maison d'campagne
Oh je sais
T'as peur de t'ennuyer
Toute seule à la campagne
Sans tes copines ça s'rait le bagne
Bon ben tant pis pour la campagne
Mais

Allons z'à la campagne
Et oublions Paris
Cherchons à la campagne
Le vrai sens de la vie

C'est le week-end
Finie la semaine
Allons z'à la campagne

Editions Thoobett/Warner Chappell
Durée : 03:38
Paroles : Kent
Musique : Kent


Editions Thoobett/Warner Chappell
Durée : 02:58
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Kent Cokenstock/Jacques Bastello


Petit je me prenais pour Johnny Hallyday
Et ça faisait rigoler toute la galerie
Les parents leurs amis au repas du dimanche
M'en re-redemandaient et je m'exécutais
Dans ma petite tête germait une graine
La chansonnette bien sûr ça me plaisait
Mains sur la table sage à l'école
Je trompais mon monde je me sentais capable

Capable de voler là-haut vers les étoiles
Capable de nager au beau milieu des squales
Mais capable surtout de trouver la sortie
Sans mode d'emploi vers une putain de vie
D'idole exemplaire

Les collèges les lycées et les poussées d'acné
Mais les premiers concerts et le rêve qui dure
Et les prises de conscience de hiérarchie sociale
Des dernières libertés bombées sur les murs
Dans ma petite tête pousse la graine
Fuir ce bordel bien sûr plus que jamais
Vivre à l'air libre et sans cartable
Rire à tue-tête et se sentir capable

Capable de rallier les chanteurs d'illusions
Capable d'attaquer les vendeurs d'opinions
Mais capable surtout de trouver la sortie
Sans mode d'emploi vers une putain de vie
D'idole exemplaire

M'en a fallu du temps et tant d'incertitudes
Pour arriver jusque-là debout et entier
Trier des amitiés résilier des amours
Garder toutes mes dents et m'estimer content
Dans ma petite tête y'a comme une fleur
Et son parfum est hallucinogène
Elle dit "La vie est une fable"
Quand je dérive et me sens incapable

Incapable d'avoir encore de l'appétit
Incapable de voir que je suis un vernis
Mais incapable aussi de suivre à la lettre
Ce mode d'emploi pour être et paraître
Une idole exemplaire

Editions Thoobett/Warner Chappell
Durée : 04:43
Paroles : Kent
Musique : Kent


Soc CIMG, Soc Emma Prod.
Durée : 02:05
Paroles : Kent
Musique : Kent


Editions Thoobett/Warner Chappell
Durée : 04:01
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Kent Cokenstock/Jacques Bastello


J'aurais préféré une chanson d'amour
Sans un mot déplacé toute en détours
Baignée d'insouciance et sourire en fleur
Mais j'ai comme un haut-le-cœur

J'aime un pays qui a le PAF tout ramolli
Dans ce pays y'a des chanteurs pour l'Arménie
Mais y'a surtout un paquet de béni-oui-oui
Et quand ça chie on n'est pas beaucoup dans le maquis

J'aime un pays pour la liberté d'expression
À condition que ça puisse rapporter des ronds
Tout est permis de Jean-Marie à Khomeyni
Aussi tant pis pour ceux qui croient à tout ce qu'on dit

J'aurais préféré une chanson d'amour
Sans un mot déplacé toute en détours
Baignée d'insouciance et sourire en fleur
Mais j'ai comme un haut-le-cœur

J'aime un pays où tout le monde à la parole
Surtout les jeunes qui aiment bien le rock'n'roll
Celui qui brille celui qui mousse et fait des bulles
Belle jeunesse qui rit quand on l'enfume

Toutoudou toutoutoudou
Toutoudou toutoutoudou
Toutoudou toutoutoudou
Toutoudou toutoutoudou

J'aime ce pays j'y peux rien c'est dans ma nature
Je dis tout ça pour faire le malin ça c'est sûr
Tant pis pour moi si après ça on est en brouille
Mais mon amour tu sauras qu'au moins j'ai les boules

Toutoudou toutoutoudou
Toutoudou toutoutoudou
Toutoudou toutoutoudou
Toutoudou toutoutoudou

J'aime ce pays j'y peux rien c'est dans ma nature
J'aime ce pays j'y peux rien c'est dans ma nature



Emi Publishing
Durée : 04:35
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Kent Cokenstock/Jacques Bastello


Tous les mômes veulent devenir des hommes
La cigarette au lieu du bubble-gum
Avoir une auto et mettre la gomme
Être un champion à tous les critériums
Tous les mômes veulent devenir des hommes
Ils nous voient toujours plus beaux que nous sommes
Ils ne se contentent pas du minimum
Vivre et aimer toujours au maximum
Tous les mômes ont une belle idée des hommes
Ils savent nous faire oublier ce que nous sommes
Si on sait redevenir haut comme trois pommes
Chacun de nous pour eux est au summum

Mais l'âge et le temps racolent les petits mômes
Au fil du temps s'adonnent les petits hommes au décorum

Tous les mômes veulent devenir des hommes
Grand comme le plafond du planétarium
Avoir une fusée et mettre la gomme
Tuer les dragons du pandémonium
Tous les mômes ont une belle idée des hommes
Ils n'ont pas besoin de curriculum
Pas besoin non plus de faire un référendum
Chacun de nous pour eux est au summum

Mais l'âge et le temps racolent les petits mômes
Au fil du temps s'adonnent les petits hommes au décorum

Écoute ton cœur de môme qui bat encore
Écoute ce cœur de môme espère encore
Écoute ce cœur de môme jusqu'à ta mort
Jamais jamais n'abandonnera tes rêves de chercheur d'or

Tous les hommes veulent redevenir des mômes
Replonger dans des rêves polychromes
Les genoux couverts de mercurochrome
Médaille en chocolat pour tout diplôme
Tous les hommes ont une belle idée des mômes
Tant pis si sous le lit y'a des fantômes
Si on sait redevenir haut comme trois pommes
Chacun de nous est au summum

Mais l'âge et le temps racolent les petits mômes
Au fil du temps s'adonnent les petits hommes au décorum

Pourtant tu n'aimes pas le décorum
Pourtant ça n'te plait pas le décorum
Pourtant tu n'en veux pas du décorum

Editions Thoobett/Warner Chappell
Durée : 03:59
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Kent Cokenstock


Et puis vient un jour
Tout tombe lourd
Un jour on est si grand
Qu'on est vide en dedans
Tout raide et sans penchant
Une antenne sous le vent
Les images là-dedans
Brouillées de parasites

On voudrait s'écrier
Mais y'a rien à crier
Les mots sont facétieux
Comme du papier mâché
Ils nous font une grosse tête
De carnaval en fête
La peine est une esthète
C'est là notre défaite
On voudrait l'exprimer
L'imprimer l'opprimer
La douleur du néant
Avec des mots blindés
Oui mais seulement voilà
Devant le néant tout fout le camp

Alors vient un jour
La pensée comme un poids-lourd
La remorque est vide
Le tracteur est sans guide
Et l'on a une ride
Au front qui tient la bride
Et prépare l'homicide
Futur à bout portant

On voudrait s'accrocher
Décrocher le turlu
Appeler l'âme sœur
Une sœur Anne aux seins nus
Mais elle se paie notre tête
Elle nous parle de branlette
La peine est suffragette
C'est là notre défaite
On voudrait la cacher
La cracher l'arracher
Cette peine capitale
Et la voir se noyer
Oui mais seulement voilà
Devant le néant tout fout le camp

Enfin vient un jour
On descend de voiture
On pose le pied sur terre
Sur une route à sa pointure
Dans une autre atmosphère
Où le passé n'est plus présent
Ni l'avenir ni le présent
On a le temps on est tout neuf

Et on peut s'écrier
Mais on préfère se taire
C'est mieux de la fermer
Pour écouter la terre
Un jour sans le savoir
On change de mémoire
La peine va se faire voir
C'est là notre victoire
Alors on peut chanter
S'enchanter sans danger
Sans craindre la sentence
Pour délit d'insouciance
Oui mais seulement voilà
Devant le néant tout fout le camp
Oui mais maintenant voilà
On le sait et ça va

Editions Thoobett/Warner Chappell
Durée : 03:56
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Kent Cokenstock/Jacques Bastello


Pour toutes ces choses les coudes au corps
Entre nos espoirs et nos efforts
Pour tout ce speed pour tout ce stress
Entre le rire et la détresse
Pour toutes ces choses tellement utiles
Quand l'essentiel devient inutile
Pour tous ces rêves en faux skaï
En carton-pâte en ferraille

Je dis que
La passion n'a pas d'âge
Elle reste en tête tant qu'on déménage
Elle a quinze ans elle a vingt ans
Cinquante ans ou cent ans
Elle prend tout ton temps
Si tu lui en laisses le temps

À nos amours
Ho ho ho
À nos amours

Pour tous ces fantômes qui nous obsèdent
Qui nous habitent qui nous possèdent
Pour ces fantoches qui nous entourent
Aux rêves placés vue sur la cour

Je dis que
La passion n'a pas d'âge
Elle reste en tête tant qu'on déménage
Elle a quinze ans elle a vingt ans
Cinquante ans ou cent ans
Elle prend tout ton temps
Si tu lui en laisses le temps

À nos amours
Ho ho ho
À nos amours
Ho ho ho
À nos amours
Ho ho ho
À nos amours

Pour tout ce qui tarde à venir
Ce coup de bol cet avenir
Que l'on repeint encore et sans cesse
Malgré les coups qu'on encaisse

Je dis que
La passion n'a pas d'âge
Elle reste en tête tant qu'on déménage
Elle a quinze ans elle a vingt ans
Cinquante ans ou cent ans
Elle prend tout ton temps
Si tu lui en laisses le temps

À nos amours
Ho ho ho
À nos amours
Ho ho ho
À nos amours
Ho ho ho
À nos amours

Emi Publishing
Durée : 04:30
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Kent Cokenstock/Jacques Bastello


Comme disait Gabin dans un film de Verneuil
À l'approche de l'hiver quand tombent toutes les feuilles
Dans les rues les rues de Shanghai
Plein de jeunes singes affolés
Par la première neige foutent la pagaille

Pas besoin d'aller en Chine
Sur les bords du Yang Tsé Kiang
Pour voir en débine
Une victime du Big Bang
Non depuis que j'attends mon tour
De voir la mort à l'envers
Je suis dans les mauvais jours
Un singe en hiver

Comme le premier homme dans un film de Kubrick
Quelque part entre le spatial et l'ethnique
Dans les rues de toutes les villes
Plein de jeunes singes rendus fous
Par le bruit des rails foutent la pagaille

Pas la peine d'attendre un signe
Sur la noirceur d'un rectangle
Pour suivre la ligne
D'une victime du Big Bang
Non depuis que t'attends ton tour
De voir la mort à l'envers
Tu es dans les mauvais jours
Un singe en hiver

Macaque gibon gorille guenon
Quel est ton nom
Sigle et slogan
Des clous des dents
La rage la haine
T'enfoncent t'étreignent
Tribus déçues sales teignes
Avant que la connerie t'éteigne
Quel est ton nom
Quel est ton nom

Emi Publishing
Durée : 03:38
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Jacques Bastello


Que faire dans cet avion
Qui remonte le temps
Vise l'horizon
Pointe le présent
Escale à Singapour
Pour un dernier doute
L'espoir d'un détour
Qu'on perd en route

On change de monde
En voyageant
Mais on ne change pas vraiment
On change de monde
De continent
Mais on ne change pas vraiment

Là-bas on est si bien
Vêtu de si peu
Heureux pour un rien
Sans demander mieux
Ici dans un costume
Vouloir le pouvoir
Avoir l'amertume
Se décevoir

On change de mode
De vêtements
Mais on ne change pas vraiment
On change de mode
De sentiments
Mais on ne change pas vraiment
Mais on ne change pas vraiment
Non on ne change pas vraiment

Et quand on change vraiment
On est d'un autre occident

Editions Thoobett/Warner Chappell
Durée : 04:30
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Jacques Bastello


J'aimerais que tu te balances
Encore un peu dans l'insouciance
Ne cède pas à la méfiance
J'aimerais que ça se prolonge
Plutôt que de jeter l'éponge
Même si tu me paies en mensonges

Mais l'amour se lasse de tout
Des coups durs comme des mots doux

Reste encore
Je te jure que je vaux tous les efforts
Je te jure que je serai beau et fort
Si tu veux rester encore

J'aimerais encore faire l'amour
M'oublier dans tous les détours
De ton corps et de tes contours
J'aimerais encore faire le con
Encore te couvrir de visions
Éviter cette collision

Mais si le cœur a ses raisons
La raison a toujours raison

Reste encore
Je te jure que je tuerai tes remords
Je te jure que tu me diras alors
Que tu veux rester encore

Reste encore
Je te jure que je vaux tous les efforts
Je te jure que je serai beau et fort
Si tu veux rester encore
Reste encore
Je te jure que je tuerai tes remords
Je te jure que tu me diras alors
Que tu veux rester encore
Reste encore
Reste encore
Reste encore

SBK songs/Vautour Musique
Durée : 04:23
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Jacques Bastello


Bien avant j'habitais la terre d'un pays
Aux océans chutant dans l'infini
Derrière les montagnes vivaient des ennemis
Indéfinis
Et quand je voulais m'évader ailleurs
Je montais dans un arbre
Voir les bateaux disparaître
Sur la pente des mers et dans mon cœur
Naissait une planète

Dans les nuages
La tête ailleurs
J'avais l'image
D'un monde meilleur

Dans une ville qui ressemble à d'autres villes
Dans une rue comme tant de rues
Derrière une fenêtre fermée sur la ville
Qui ne rêve plus
Je traque en vain des visions de cocagne
Des eldorados sur des versos de montagnes
Montagnes de ciment de sentiments
Et de ressentiments

Dans les nuages
La tête ailleurs
J'ai des orages
Qui craquent et qui pleurent
Tant de barrages
Entre mon cœur
Et cette image
D'un monde meilleur

Dans les nuages
La tête ailleurs
Dans les nuages
J'ai la tête ailleurs
J'ai la tête ailleurs

Editions Thoobett/Warner Chappell
Durée : 01:57
Paroles : Kent
Musique : Kent


Thoobett / Warner Chappell Music France
Durée : 02:56
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Arnaud Méthivier


Dans la montée Bonafous
Est-ce qu'il y a des bonnes
Est-ce qu'il y a des fous
Je m'en fous
Il y a surtout dans un virage
Une vieille maison encore debout
Et moi elle me fait rêver
Et je me vois l'habiter
Dans un état d'avenir
Un état de revenir
Mais quelqu'un veut la démolir

Un cœur de pierre
Dans une maison au cœur de Lyon
Me fait du gringue et donne le ton
D'une chanson

Sur les pentes de la Croix-Rousse
Il y a des gones
Il y a la rousse
À leurs trousses
La vie s'y écrit en musique
S'y écrit en peinture
S'écrit sur les murs
Et moi ça me fait rêver
Mais d'autres rêves se profilent
Des rêves de grande ville
Au pied de l'hôtel de ville
Pour qui sera cette ville

Les cœurs de pierre
Sont aux enchères au cœur de Lyon
Pour une bouchée de Mac Do
Et c'est con

Dans les rues d'une autre ville
Où je m'exile
Il se passe la même chose
La même chose
Des projets et des rejets
Des pages tournées déchirées
Des regrets
À quoi ça sert de rêver
Sur des pierres empilées
À quoi ça sert de bâtir
Pour un mépris à venir
Pour un mépris à venir

Un cœur de pierre
Quand il se brise c'est d'abandon
Moi j'aurai toujours un cœur de pierre
Dans le fond
Un cœur de pierre
Dans une maison au cœur de Lyon
Me fait du gringue et donne le ton
D'une chanson
Dans la montée Bonafous

Editions Thoobett/Warner Chappell
Durée : 03:46
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Kent Cokenstock/Jacques Bastello


Tout
Peut bien m'arriver
Rien
Ne peut plus me toucher
Tout
Peut recommencer
Rien
Ne pourra m'arrêter
Aujourd'hui
J'écris en fluo sur le gris
Résurrection

Merci
À celles qui m'ont aimé
Merci
À ceux qui m'ont baisé
Car tous leurs sentiments
S'inscrivent en fluo sur l'écran
Résurrection

Chaque jour qui passe
Me rapproche de moi
Chaque jour me place
Bien au-delà des lois
Du balai les sciences
J'écris en fluo sur les sens
Résurrection
Résurrection
Résurrection
Résurrection

Coca-cola et pizzas
Le nez dans le réel
Délinquance et caméras
Le nez dans les poubelles
Tous nos rêves qui s'enrhument
Revendiquent en fluo sur la brume
Une résurrection
Résurrection
Résurrection
Résurrection

Emi Publishing
Durée : 03:55
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : H.P. Huguet


Plus que seul au coin de la nuit
Plus que seul et je me dis
La vie ne s'arrêtera pas
Si je choisis
De m'égarer dans cette nuit
La vie se poursuivra sans moi

La Terre tourne tourne
Tourne autour de moi
Aux couleurs des jours et des nuits
Des lunes et des mois
La Terre tourne tourne
Tourne autour de moi
Indifférente à mes choix

Je peux faire tout un tas d'efforts
Pour être un homme ici-bas
La vie fait avec ou sans moi
Qui que je sois
Que je sois rien que je sois roi
La vie peut se passer de moi

La Terre tourne tourne
Tourne autour de moi
Comme les autos sur l'Étoile
Autour du Soldat
La Terre tourne tourne
Tourne autour de moi
Si novice si nova

Pas de quoi se foutre en colère ou en l'air
La vie faut se la faire plutôt que la défaire
Tant pis pour les ecchymoses
Les larmes et toutes leurs causes
Quand une évidence s'impose
Je suis peut-être un soleil qui explose

Et la Terre tourne tourne
Tourne autour de moi
La vie est un pays chaud
Et un pays froid
La Terre tourne tourne
Tourne autour de moi
Je me tourne
Je me tourne vers toi
Et je tourne tourne
Tourne autour de toi
Au mépris de la gravité
Du monde et des lois
Comme la Terre qui tourne
Tourne autour de toi
Sa révolution
Se fout des nôtres ici-bas

Editions Thoobett/Warner Chappell
Durée : 03:38
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Kent Cokenstock


Qu'est-ce qui fait que certains soirs
Je puise à la gourde
Embaumée de ma mémoire
Maigre et pourtant lourde
Qu'est-ce qui fait que malgré moi
Je recherche alors
Le chemin de nos faux-pas
De Berlin jusqu'à mon désarroi

C'est-y la peur de voir venir
À reculons les années pires
Et leur fanfare de têtes de mort
Ravageant le rêve où je dors
Comme une armée de doryphores
Voici revenir les années pires

C'est-y l'ennui d'avoir à boire
Le mauvais vin des années noires
Moi qui ne suis là que pour rire
Du tendre berceau du départ
Au rideau rouge de mes espoirs
J'ai toujours voué au musée de cire
Les années pires

Qu'est-ce qui me pousse à saouler
La lucidité
Dans les alcools irisés
Des futilités
Qu'est-ce qui fait que je rédige
D'une plume légère
Sur des courbes callipyges
Des pensées qui font de la voltige

C'est-y la peur d'avoir à lire
Au temps présent les années pires
Dans un tourbillon d'étendards
Autodafé de grand bazar
Démagogie de hall de gare
Voici revenir les années pires

C'est-y l'ennui de se taper
En file indienne les bêtisiers
De l'arrogance du repentir
C'est pourtant clair et répété
Elles font du mal elles font pleurer
Laissez-les pourrir au musée de cire
Les années pires

C'est-y la peur d'avoir à dire
Qu'elles font sourire les années pires
Des ingénus des revanchards
Caressant d'une main de fer
Les barbelés de notre histoire
Souhaitant voir revenir les années pires

C'est-y la honte d'avoir à voir
La crudité des années noires
Moi qui ne sais que dire et redire
En ayant connu de la guerre
Que la mort en documentaire
J'ai toujours voué au musée de cire
Les années pires
Voué au musée de cire
Les années pires
À jamais vouez au musée de cire
Les années pires

Editions Thoobett/Warner Chappell
Durée : 05:56
Paroles : Kent Cokenstock
Musique : Jacques Bastello


Si la nature de l'homme c'est de refaire le monde
Au prix de ses erreurs au rythme des secondes
Si l'homme est ainsi fait que son intelligence
Conduit ses rêveries au guichet d'une agence
Si tout ce qui est beau est pour sa convoitise
Une excuse de plus pour que la haine le grise
Si la guerre est en nous qu'elle gonfle nos poitrails
Et panse nos soucis d'un revers de médaille

Alors je vous demande après deux cent mille ans
Est-ce que l'on est meilleur
Est-ce que l'on est plus grand
Tout ce qui nous grandit fortifie notre enfer
Tous les rêves d'empire engendrent la poussière

Y'a mieux à faire
Y'a mieux à faire
Au nom des deux hémisphères
Y'a mieux à faire

Y'a mieux à faire
Y'a mieux à faire
Au nom des dinosaures d'hier
Y'a mieux à faire
Y'a mieux à faire

Si règne la méprise entre les différences
Et qu'aimer son prochain relève de l'imprudence
S'il faut à nos espoirs vivre dans l'ombre infâme
D'hypothétiques dieux policiers de nos âmes
S'il nous faut leur pardon pour traverser la vie
Sans crainte de la mort paradis garanti
Quand il ne tient qu'à nous de tirer la leçon
Des conquêtes d'hier et qu'on retourne au front

Alors je vous demande après deux cent mille ans
Est-ce que l'on a moins peur
Est-ce qu'on vit mieux qu'avant
Tout ce qui nous unit ce sont des crises de nerfs
Des causes perdues au toucher d'un revolver

Y'a mieux à faire
Y'a mieux à faire
Au nom des deux hémisphères
Y'a mieux à faire

Y'a mieux à faire
Y'a mieux à faire
Au nom des dinosaures d'hier
Y'a mieux à faire

À travers les villes les hommes lancent des noms
Ils cherchent dans l'air pur en perte d'horizon
Des réponses à des questions indélébiles
Des codes sillonnent les rues sillonnent les routes
Sillonnent le ciel et dessinent des profils
Des miroirs de reconnaissance dans la déroute
Où se refléteraient le portrait fonctionnel
La preuve de naissance
L'acte de présence
Dans ces miroirs les moins de 20 ans sont immortels
Les autres se vengent d'être vieux
Par la puissance de théorèmes
D'abord murmures de connivence
Dans des unions pathétiques
Mots d'ordre et puis cris de ralliement
Des inventions d'espérance
Un créateur et des élus
Un infini à définir
Gang ou parti ou religion
La peur du vide trompe les hommes
Crée des fonctions
Des assurances-vie cintrées et barbelées
Des conditions d'existence en 2D
Des clés des portes des barrières
Et des gardes-barrière
Et l'éternité en cercueil
Y'a mieux à faire

Y'a mieux à faire
Y'a mieux à faire
Au nom des deux hémisphères
Y'a mieux à faire

Y'a mieux à faire
Y'a mieux à faire
Au nom des dinosaures d'hier
Y'a mieux à faire
Y'a mieux à faire

Editions Thoobett/Warner Chappell